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3 juin 2011

Logo club P.G.O

Deux variantes d'un logo réalisé pour le club passion P.G.O, marque de voiture de sport.

pgopgogris

 

 

 

 

 

 

 

 

pgo2pgo2gris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inspiré du logo new beetle, ce logo reprend la ligne avant caractéristique des véhicules P.G.O. L'écusson de la marque est repris de manière stylisée sur la gauche, afin de donner un dynamisme, une direction au dessin (peut représenter la route, la roue...). La bande de couleur du milieu peut se décliner selon les supports. La police utilisée pour le sigle P.G.O est proche de celle utilisée pour le logo de la marque. L'accent est mis sur le mot passion avec l'utilisation de la couleur.

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4 février 2011

Rédiger une lettre de motiv, par Hunter S. Thompson

 

Le teHunterxte qui suit est une lettre d'un journaliste-auteur américain que j'affectionne particulièrement : Hunter S Thompson (1937-2005).

Ce texte fait partie d'un ouvrage paru récemment, Gonzo Highway, chez 10/18, ouvrage constitué de lettres de l'auteur écrites à de nombreuses personnalités de l'Amérique des années 50-70, - Faulkner, Nixon, Joan Baez, Carter, Lyndon Johnson...- comme à son entourage -créanciers, rédacteurs en chef, petites amies, dentistes... Le texte présenté ici est une "lettre de motivation" plutôt spéciale adressée à un directeur de publication, William J. Dorvillier, du journal San Juan Star pour un poste de rédacteur sportif aux Caraïbes.


 

À William J. Dorvillier, San Juan Star

Décidé à trouver un emploi aux Caraïbes, Thompson répond à une petite annonce parue dans le magazine Editor & Publisher. Le San Juan Star cherche un rédacteur sportif. Le directeur de publication William J.Dorvillier, auquel il s’adresse, remportera en 1961 le prix Pulitzer pour ses éditoriaux sur la séparation de l’Église et de l’État. 

Le 9 août 1959
Cuddebackville
New York

William J. Dorvillier
Star Publishing Corp
Box 9174
Santurce, Porto Rico


Cher Monsieur,

 J’apprends que vous cherchez un rédacteur sportif. Si c’est le cas, on doit pouvoir arranger ça. Le poste m’intéresse pour deux raisons : les Caraïbes et le fait que le journal est nouveau. La question du salaire sera tout à fait secondaire, puisque ce sera loin de notre grande démocratie rotarienne. Le minimum, si c’est dan vos cordes, serait dans les 400 dollars par mois. Je ne tiens pas à m’arrêter sur un chiffre, tant que je n’en saurai pas d’avantage sur le poste. Il y a des boulots à 2000 dollars par mois que je refuserais, et d’autres que je serai content de faire pour 200. Donc si vous le voulez bien, laissons de côté pour l’instant le salaire.

   Je ne parle pas espagnol – mon français est tout juste passable – et j’aurai des difficultés à comprendre. En ce qui concerne la qualité de mon travail, je serai soit le meilleur soit le pire des rédacteurs sportifs que vous pourrez trouver. Je serai très exigeant avec les photographes, j’insisterai pour mettre en page moi-même mes articles, rédigerai une rubrique qui obligera certains lecteurs à se creuser les méninges, et, de manière générale, je ferai tout pour tenir ce qui me semblera la meilleure section des sports possible. Si vous cherchez un pisse-copie pépère, alors j’ai frappé à la mauvaise porte.

 Pour l’instant, je suis sans emploi, et je continuerai de l’être tant que je n’aurai pas repéré un job qui vaille le coup. Ayant successivement été journaliste sportif, rédacteur en chef de la section sports, éditorialiste junior et reporter –dans cet ordre-, j’ai fait une croix sur le journalisme à l’américaine. Le déclin de la presse américaine est pour moi une évidence, et mon temps est trop précieux pour que je le gâche à essayer de fourguer à « l’homme de la rue » sa ration quotidienne de clichés, de ragots et de foutaises érotiques. Il existe une autre approche journalistique, qui vous est peut-être familière…ou peut-être pas. Elle est gravée dans le bronze, à l’angle sud-est de la tour du Times, à New York.

 Entre cette lettre, les articles de presse que je joins et mon C.V., vous devriez avoir tous les éléments nécessaires pour vous faire une idée sur mon compte. Si ma candidature vous intéresse, j’aimerai de mon côté en savoir d’avantage sur vous, sur le journal et sur le poste à pourvoir. Dans l’immédiat, néanmoins, il faut que je me remette à mon roman. Au moment où vous recevrez cette lettre, la première partie de mon livre sera en lecture chez Viking Press, à New York ; en novembre, quand votre journal aura commencé à paraître, le livre sera terminé. Après ça, qui sait ?  Quoi que vous décidiez, merci de me retourner mes articles.

Bien à vous,
Hunter S. Thompson

Adresse pour réexpédition :2437 Ransdell Avenue Louisville 4, Kentucky

 


 

Analyse de la lettre

Il s’agit d’un texte appartenant au genre épistolaire, on retrouve donc toutes les caractéristiques générales de la structure d’une lettre. L’adresse de l’expéditeur, du récepteur, La date, un entête: « Cher monsieur »,  une formule de politesse: « Bien à vous. » et la signature.  C’est un texte clairement argumentatif puisque il s’agit d’une lettre de motivation envoyée dans le but d’obtenir un emploi.

En revanche, la structure du corps de la lettre et l’argumentation ici utilisée apparaissent assez déstructurées et originales en comparaison d’une lettre de motivation classique.

L’objet de la lettre est mentionné dès le début : « j’apprends que vous cherchez un rédacteur sportif », puis viennent les motivations, expédiées en une phrase qui à le mérite d’être clair : « Le poste m’intéresse pour deux raisons : les Caraïbes et le fait que le journal est nouveau. »
Alors que les prétentions salariales occupent généralement la fin d’une lettre de motivation classique, voire sont passées sous silence, Thompson en fait le thème principal de son premier paragraphe, alors qu’il affirme n’y accorder aucune importance…

Dès le début de la lettre, on peut noter l’importance des pronoms utilisés. Le « je » est bien sur employé puisqu’il s’agit d’une lettre engageant personnellement le locuteur, mais la place du « vous » est plus intéressante. Ici, Thompson s’adresse directement au directeur de publication, et non de manière impersonnelle au journal. On sent ainsi une relation de proximité qui s’établit dans la lettre, avec des marques de dialogisme « si c’est dans vos cordes », « si vous le voulez bien ».

Le vocabulaire employé est aussi très familier, « on doit pouvoir arranger ça » « dans vos cordes », « des boulots à 2000 dollars par mois », « pisse-copie pépère », « foutaises érotiques »… et témoigne encore de cette volonté d’établir une relation de proximité, voire de familiarité, pour se mettre au même niveau que le directeur de publication, pourtant à priori en position de force. Lorsque Thompson mentionne « notre grande démocratie rotarienne », il présuppose une opinion de son destinataire, l’inclut avec le « notre » dans son opinion personnelle du Rotary club via une formule ironique percutante. Il cherche à établir un point d’entente entre son destinataire et lui-même.

Dans le deuxième paragraphe, Thompson expose ses compétences de manière originale, en commençant, à l’inverse de ce qui est généralement conseillé de faire dans une lettre de motivation, par exposer ses difficultés, avec un suremploi de termes négatifs: « je ne parle pas espagnol -mon français est tout juste passable - et j’aurai des difficultés à comprendre. ». Cette introduction à le mérite d’attirer l’attention, et laisse alors Thompson libre d’exposer sa vision du métier et son volontarisme. Il construit ici l’ethos d’un journaliste intransigeant « Je serai soit le meilleur, soit le pire des rédacteurs sportifs », perfectionniste « je serai très exigeant avec les photographes », et volontaire « je ferai tout pour tenir ce qui me semblera la meilleure section des sports possible ».

L’analyse des temps est ici très significative. Le futur prédomine « je serai très exigeant », « j’insisterai », « rédigerai »… et à pour visée d’engager le destinataire, de le projeter dans le choix du candidat, qui affirme qu’il sera le meilleur journaliste possible pour le poste. La formule qui clos le second paragraphe rappelle au directeur de publication l’intransigeance de Thompson avec un retour au présent, et un vocabulaire familier « si vous cherchez un pisse-copie pépère, alors j’ai frappé à la mauvaise porte… »

Au niveau de l’organisation du texte et des arguments, l’ensemble de la lettre comporte très peu de connecteurs logiques, Il s’agit principalement de phrases courtes, percutantes. En plus du futur, Le présent de l’indicatif est employé pour parler de la situation actuelle du locuteur « j’apprends que vous cherchez un rédacteur sportif » rendant la lettre plus directe et spontanée.

Le troisième paragraphe commence encore par une formule négative « pour l’instant, je suis sans emploi », mais cela est présenté comme un choix personnel. Puis le texte expose brièvement l’expérience de Thompson dans la presse. Mais encore une fois, il préfère dévier sur sa vision personnelle du métier de journaliste, condamnant le journalisme à l’américaine, constitué selon ses termes de « clichés, de ragots et de foutaises érotiques ». Apparait encore une fois l’intransigeance et l’assurance de Thompson, avec une assez haute estime qui transparait (volontairement ou non) de lui-même et de son travail : « mon temps est trop précieux »
Après ce court brûlot sur la presse, Thompson fait allusion à une conception du journalisme de Joseph Pulitzer dont un extrait est reproduit sur une plaque de bronze figurant sur la tour du Times à New York. L’auteur utilise le dialogisme pour se mettre en « position de force », presque donneur de leçon, par rapport à son destinataire « qui vous est peut-être familière…ou peut-être pas. ». Il souhaite aussi se doter d’un certain crédit en opposant « le déclin de la presse américaine » à une approche journalistique plus noble.

Tout au long de la lettre, Thompson se met d’ailleurs en position de force à chaque fin de paragraphe. Dans le premier paragraphe, c’est lui qui décide d’écarter la question du salaire, bien qu’il donne certains chiffres. Dans le deuxième paragraphe, il se place comme un journaliste intransigeant, et avertit son destinataire qu’il refusera le job si c’est pour faire « le pisse copie pépère ». Dans le dernier paragraphe, il demande même que le journal San Juan Star lui renvoie ses articles accompagnant la lettre, utilisant ainsi un argument original pour obtenir une réponse…

La dernière partie de la lettre montre que Thompson manifeste un réel intérêt pour le poste. « J’aimerai de mon côté en savoir d’avantage sur vous, sur le journal et sur le poste à pourvoir ». Le « vous » est ici clairement une marque de proximité, Thompson s’intéresse au journal, mais aussi à son interlocuteur direct. Cependant, il montre aussi qu’il n’est pas désespéré ni suppliant pour obtenir ce travail, mais qu’il a des ressources, et même des priorités. « Dans l’immédiat, néanmoins, il faut que je me remette à mon roman » avec l’emploi d’un impératif. C’est aussi un moyen de mettre en avant son expérience et son travail littéraire. Mais il sous entend aussi qu’il sera entièrement libre au moment venu, et que la balle est dans le camp du destinataire : « en novembre, quand votre journal aura commencé à paraître, le livre sera terminé. Après ça, qui sait ? »

 

Pour l’anecdote, Thompson reçut une lettre assez sarcastique du San Juan Star dans laquelle le rédacteur en chef, William J.Kennedy, lui écrivait qu’il ne pouvait l’embaucher pour plusieurs raisons : le directeur de publication était justement membre du Rotary club et le journal n’était pas destiné à des vas nu pieds de son genre mais bien à l’homme de la rue. La fin de la lettre mentionnait le CV de Thompson ou ce dernier avouait avoir été licencié de son dernier emploi pour avoir endommagé un distributeur de bombons à coups de pied… S’en suivit une correspondance virulente et très drôle entre les deux hommes, correspondance qui se transformera en amitié et qui durera près de quarante ans…

 

Conclusion

A travers l’analyse de cette lettre de motivation plutôt spéciale, on peut voir que le style d’écriture de l’auteur transparait déjà clairement. Si certains aspects d’une lettre de motivation classique sont conservés : la mise en page, le fait de parler de son expérience, de ses motivations ou de l’intérêt pour le locuteur… L’écriture originale et vive de Thompson donne une dimension particulière au texte, attire l’attention. On sent déjà dans cette lettre un journaliste qui avait confiance en (ou conscience de) sa propre écriture, et surtout, qu'il était furieusement indépendant dans ses convictions, ce qui transparait clairement dans son argumentation... Les articles qu’il écrivit par la suite étaient originaux dans le sens où l'objectivité inhérente  à ce métier y est plus ou moins absente, Thompson privilégiant à la platitude de l’objectivité et du politiquement correct, une prise de position sévère mais souvent juste et percutante. Des articles écrits à la première personne sur des sujets politiques, de société, où la part de fiction et d'autobiographie sont prépondérantes mais qui n'empêchent pas une certaine vérité de se faire jour. C'est ce qui fait l'originalité de son écriture, style précurseur de ce qu'on a appelé le journalisme "Gonzo"...


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3 février 2011

L3 Rédaction professionnelle (UPEC) - recherche de logo

Recherche du nouveau logo pour la formation rédaction professionnelle de l'UPEC (Université Paris-Est Créteil) :

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3 février 2011

Argumenter par le récit et la description

Un texte narratif à dimension argumentative :

Qui s’y frotte…

 Par une froide journée d'hiver, un troupeau de porcs-épics s'était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais tout aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s'éloigner les uns des autres. Quand le besoin de se chauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu'ils étaient ballottés de çà et de là entre les deux souffrances, jusqu'à ce qu'ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur rendit la situation supportable. Ainsi, le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur propre intérieur, pousse les hommes les uns vers les autres; mais leurs nombreuses qualités repoussantes et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu'ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c'est la politesse et les belles manières. En Angleterre, on crie à celui qui ne se tient pas à distance : Keep your distance! - Par ce moyen, le besoin de chauffage mutuel n'est, à la vérité, satisfait qu'à moitié, mais en revanche on ne ressent pas la blessure des piquants. - Celui-là cependant qui possède beaucoup de calorique propre préfère rester en dehors de la société pour n'éprouver ni ne causer de peine.

Arthur SCHOPENHAUER, Parerga et Paralipomena (1851)       

 

 

Un texte descriptif à dimension argumentative  : la bodycopy de la publicité pour l’agence d’intérim Adia.

PUB_ADIA

« Ce jeune est un casseur d’idées reçues. Vous voyez un cancre alors qu’il enchaîne les heures de formation. Vous pensez qu’il ne sait rien faire, pourtant, avec Adia, il multiplie les expériences. Vous l’imaginez en train de forcer une voiture, mais pour ses employeurs, il ne force que le respect. Ne vous fiez pas aux apparences, fiez-vous aux compétences. »

    

 

Ce texte descriptif prend la forme d’un portrait à vision argumentative. Il s’agit de promouvoir l’agence Adia à travers l’expression de valeurs humaines, l’égalité des chances et l’ouverture d’esprit. Ce portrait sert d’ « argument » implicite pour, à la fois défendre l’idée d’un monde du travail ouvert à tous, selon les compétences de chacun et non selon leur apparence, mais également pour mettre en avant la dimension respectueuse de l’agence d’Intérim Adia envers ses clients.

Ici, le glissement de l’argumentation à la description dont parlent Adam et Bonhomme est clairement identifiable. Pour argumenter sur la bonne volonté et sur l’efficacité de ce jeune, la publicité nous offre une description de son parcours avec Adia et de son image auprès de ses employeurs. La fonction représentative de la description est ici de décrire un jeune travailleur client de l’agence Adia. Cette fonction se double d’une fonction expressive à travers un narrateur omniscient (il connait le parcours du jeune photographié) qui prend à parti le lecteur en l’accusant d’avoir des idées arrêtées uniquement basées sur les apparences : « vous l’imaginez en train de forcer une voiture ».

Ensuite, on retrouve bien les  procédures descriptives évoquées par Adam et Bonhomme. L’opération d’ancrage affectation (qui dénomme l’objet de la description) est ici très claire : « ce jeune », ensuite les opérations d’aspectualisation sont ici le fait d’évoquer la formation de la personne, son expérience, ainsi que son image auprès des employeurs. Les opérations de mise en relation sont présentes puisque ce jeune est placé dans une situation temporelle (il est en période de contrat avec Adia) et spatiale (il est question de sa relation avec des employeurs, donc d’un cadre spatial). On a également cette énumération additive dont parles les deux auteurs, avec une structure reprise à trois reprises : « Vous voyez…alors qu’il enchaîne les heures de formation », « Vous pensez…pourtant (…) il multiplie les expériences », «Vous l’imaginez … mais pour ses employeurs, il ne force que le respect ». Ces trois parties sont énonciativement permutables et équivalentes.

3 février 2011

Vulture and Child - Photojournalisme & publicité

Une photo controversée ayant fait le tour du monde:

Kevin Carter - Vulture & Child (1993)

vulture_and_child

Voici certainement une des photos qui a déclenché le plus de polémiques à travers le monde. La vision quasi insoutenable d’un vautour attendant de dévorer une fillette squelettique au bord de la mort. Le cliché a provoqué une vive émotion dans les journaux du monde entier mais aussi un déluge de critiques envers le photographe Kevin Carter (photographe né en Afrique du Sud ayant couvert de très nombreux conflits en Afrique).

 

Contexte : Le cliché fut pris lors de la famine au Soudan, aux abords du village d'Ayod, dans le  Sud du pays, en février 1993. Le pays était en pleine guerre civile, les animistes du Sud contre le gouvernement islamiste du Nord. L'aide internationale était systématiquement détournée puis envoyée en totalité au Nord par le gouvernement. Rapidement l'ONU préféra stopper l'envoi de nourriture laissant le pays dans un chaos total et les habitants dans la famine. C'est près d'un centre ONU, alors qu'il photographiait des enfants s'y rendant que le photographe trouva la fillette rampante. Elle aussi se dirigeait vers le centre, en quête de nourriture. Carter pris quelques photos de la scène avant de chasser l'oiseau.

 

Carter explique dans ses notes comment la scène s’est déroulée : « A environ 300 mètres du centre d'Ayod j'ai croisé une toute petite fille au bord de l'inanition qui tentait d'atteindre le centre d'alimentation. Elle était si faible qu'elle ne pouvait faire plus d'un ou deux pas à la fois, retombant régulièrement sur son derrière, cherchant désespérément à se protéger du soleil brûlant en se couvrant la tête de ses mains squelettiques. Puis elle se remettait péniblement sur ses pieds pour une nouvelle tentative, gémissant doucement de sa petite voix aiguë.

Bouleversé, je me retranchai une fois de plus derrière la mécanique de mon travail, photographiant ses mouvements douloureux. Soudain la petite bascula en avant, son visage plaqué dans la poussière. Mon champ de vision étant limité à celui de mon téléobjectif, je n'ai pas tout de suite remarqué le vol des vautours qui se rapprochaient, jusqu'à ce que l'un d'eux se pose, apparaissant dans mon viseur. J'ai déclenché, puis j'ai chassé l'oiseau d'un coup de pied. Un cri montait en moi. J'avais dû parcourir 1 ou 2 kilomètres depuis le village avant de m'écrouler en larmes. »

 

 Le New York Times publia le cliché quelques mois plus tard, il fut immédiatement repris par l'ensemble des grands journaux à travers le monde. Le succès de la photo aidant, le photographe reçu le prix Pulitzer en avril 1994.

 

Description : La photographie de Kevin Carter nous montre une scène poignante d’un enfant mourant de faim, recroquevillé, tête baissée vers le sol, essayant de se lever… Juste derrière, est posté un vautour qui guète l’enfant émacié, à seulement quelque pas, attendant patiemment sa mort…

Le paysage est une terre aride, rougeâtre, parsemée de brindilles sèches. L’arrière plan est flou, ce qui permet de mettre en évidence les sujets de la photo, que sont l’enfant (sur lequel le point est fait) et le vautour. Il y a un contraste fort entre l'enfant, le vautour et l’environnement. Les 2 sujets principaux sont très sombres (le noir de la peau et le noir du plumage) alors que le paysage arbore des teintes plutôt claires. L'auteur a utilisé un angle de vue classique, face au sujet. Mais le photographe était probablement baissé, afin de se mettre au même niveau que celui ou se trouvent les sujets de la photographie. La relation de proximité entre le spectateur et la scène s’en trouve renforcée.

 

Analyse : Il y a évidemment la figure de l’enfant, synthétisant toute l’horreur de ces êtres humains livrés à eux-mêmes et mourant de faim. Il y a aussi le cadre désertique, aride et sans vie. Mais il y a surtout la présence du vautour, avec toute la symbolique de la mort, du charognard qui guette la fin d’une vie, que cela représente. La similitude entre la posture de la petite Soudanaise et celle de l'animal renforce la dramaturgie de la scène : la proie et le prédateur s'y observent en une même figure, comme si l'épuisement de la victime avait calqué sa forme sur l'attente du rapace.
 Le monde diplomatique tient à ce sujet une analyse pertinente de la photo dans un numéro d’août 1994 : Que faut-il pour qu'une photo fasse « le tour du monde » ? Le malaise que nous ressentons devant la photo de Kevin Carter tient moins à l'atrocité de son référent (la réalité à laquelle elle renvoie) qu'à l'enchère de sa rhétorique : sans ce vautour, en effet, pas d'image. C'est de lui qu'elle tire tout, non parce qu'il pourrait réellement s'attaquer à l'enfant dans l'instant suivant, mais pour ce qu'il signifie comme figure de style. Cadrée toute seule dans sa prostration pourtant pathétique, la petite fille ne « vaut » rien à nos yeux, en tout cas pas un prix Pulitzer : le fait brut, si scandaleux soit-il, ne suffit plus à impressionner les esprits, à ce que sa représentation, s'ajoutant à tant d'autres, fasse, selon l'expression consacrée, « le tour du monde ».

 

Polémiques autour de la photo :


-Certains journalistes ont critiqué Kevin Carter pour avoir pris ce cliché, allant même jusqu’à parler de mise en scène. Le journal St.-Petersburg Time lui reprocha de n’être qu’un second vautour sur le lieu de la photo, n’aidant pas la petite fille autrement qu’en chassant l’oiseau au bout de 20mn, après avoir pris la photo (Carter à en effet reconnu qu’il attendait pour prendre sa photo que le vautour ouvre les ailes, en vain) Il avoua après cela avoir longtemps regretté de n’avoir pas aidé celle-ci, et expliqua que les journalistes avaient pour consigne de ne pas toucher les habitants souffrant de famine, pour éviter toute maladie.

-3 mois après avoir reçu le prix Pulitzer, en juillet 1994, Kevin Carter laissa une lettre d'adieu dans laquelle il évoquait des souvenirs de guerres, de famines, d'enfants mourants, et la force avec laquelle ils le hantaient. S’ajoutaient à cela des problèmes d’argent, la mort d’un ami proche et la violence des critiques qui lui étaient adressées pour cette photo…A 33 ans, il venait de mettre fin à ses jours. Ses amis racontent qu’il n’a jamais pu oublier l’horreur de son travail...

 

Une photo humanitaire efficace : Malgré les critiques, de nombreuses voix se sont élevées pour féliciter l’impact de cette photographie sur l’opinion et ainsi rendre hommage au travail de Carter, en rappelant que cette photo fût le déclencheur d'une action humanitaire d'envergure au Sahel (il était très difficile, depuis les actions menées en Somalie, de mobiliser l'opinion).

Omayra_SanchezL’article du monde diplomatique d’août 1994 défend d’ailleurs le photographe et rend hommage au travail des photojournalistes : Le procès est classique : quand il n'est pas purement et simplement accusé de " voyeurisme ", le photojournaliste est au minimum suspect de froideur (et donc d'un certain degré de duplicité, sinon de complicité) envers l'horreur qu'il dévoile. L'argument fut notamment opposé aux innombrables reporters, témoins passifs de l'interminable agonie de la petite Omayra Sanchez dans la boue d'Armero en Colombie, le 16 novembre 1985. Face à l'opression, aux exactions, rien n'est pire que l'absence d'enquête et de témoignages. Contre l'atrocité, mieux vaut donc n'importe quelle image que pas d'image du tout, quelles que soient son ambiguïté, les motivations de son auteur, la part de l'engagement, de la fascination... ou de la routine. Après tout, qui se serait soucié du sort du demi-million de Soudanais en sursis, des famines de l'Erythrée ou des assiégés de Sarajevo sans l'action des reporters et le choc visuel de leurs constats ? Tel est le message délivré, au moyen d'une opposition simple et efficace, par ce prix Pulitzer : abandonnerons-nous les populations du Sud soudanais aux vautours ?



 

La publicité au secours des grandes causes :

 

La faim tue toutes les quatre secondes, Action contre la faim, 2002
Photographie de Jonh Jones pour l’Agence verte © DR

 

pub_ACF

Contexte : Il s’agit d’une publicité faisant partie d’une campagne de sensibilisation d’Action contre la Faim, réalisée par l’Agence Verte. L’affiche est illustrée par une photographie de Jonh Jones, prise, comme la première photo, dans le sud du Soudan. Elle fut déclinée en affichage et en insertion presse, et fut diffusée le 15 octobre 2002.

La FAO estime que 24 000 personnes meurent chaque jour de la faim soit plus d'une personne toutes les 4 secondes. 815 millions de personnes souffrent de malnutrition et 30 millions (principalement des enfants de moins de 5 ans) en meurent chaque année.

Plan média :
- L'affichage : plus de 2 500 affiches grand format (4x3, 320x240 et 120x176) sur Paris, la région parisienne et la province.
- Presse : plus d'une vingtaine de supports (quotidiens, généralistes, féminins…)


 

Description/Analyse générale de la publicité :

On a un sens de lecture en Z vertical avec tout d’abord une accroche, en haut sur fond noir : la faim tue toutes les 4 secondes. Ensuite vient la photographie au centre, puis la body-copy : « Mourir de malnutrition n’est pas une fatalité. Partout où Action contre la Faim intervient et installe des centres de nutrition thérapeutique, des enfants sont sauvés. Vous-aussi, aidez nous à combattre la faim, aidez-nous à sauver des enfants dans les 40 pays où nous sommes présents. » Enfin, vient un bandeau invitant au don, avec une adresse postale et un site internet, accompagné du logo de l’association, dans le coin en bas à droite.

 

« La faim tue » est en gros caractères, (à l’image des messages d’avertissement sur les paquets de cigarettes) le terme « toutes les 4 secondes » rend l’information plus percutante, et l’œil associe directement l’accroche à la photographie en dessous…

 

 

Description/Analyse de la photographie : Un enfant très maigre est recroquevillé comme sur la première photo (bien que sa posture soit, si j’ose dire, moins abattue, la tête posée sur les genoux) ici au centre de l’image, avec à coté de lui un récipient en bois vide. L’environnement autour de lui se limite à des murs vierges, seules deux fenêtres permettent à la lumière de rentrer et fournissent un éclairage.

Concernant l’analyse de cette photographie, le travail de cadrage, de retouche et de mise en scène est bien plus important que sur la première photo. Il permet ici une certaine esthétisation de la misère et de la douleur. Il y a un recours à des effets dramatiques. Ainsi, la photo semble enveloppée d’une teinte rougeâtre, accentuant l’aspect violent et le sentiment d’urgence qui s’en dégage. L’enfant situé précisément au centre de l’image, mais aussi au centre de la pièce, témoigne d’un cadrage murement réfléchi.

La photo semble d’avantage mise en scène que la première, avec une symbolique très forte : un enfant recroquevillé dans une pièce vide, seul et désemparé face à l’horreur de sa situation, un récipient vide posé à coté de lui symbolisant évidemment la faim. Sa position recroquevillée mais surtout l’accroche en caractères gras au dessus de sa tête sonne comme une menace à venir, comme un compte à rebours avant la mort (à l’image du vautour sur la photographie de Carter)…

Les ombres surs les murs, le sol et le plafond accentuent cet aspect menaçant. Le choix d’un enfant est également très fort, il permet de personnifier les chiffres donnés et de recourir à l’émotion. Comme sur la première photo, nous sommes confrontés à la vision d’un enfant démuni, affamé et seul. Comme pour renforcer cette idée, Le lieu est très froid, un sol de béton et des murs vierges, dont la tristesse est renforcée par la coloration rouge… Cela accentue le sentiment de compassion du spectateur. Enfin, la photo est prise au niveau du sol, à hauteur d’homme, plaçant le public en face de l’enfant recroquevillé, focalisant son attention sur ce petit être fragile pris entre 4 murs... Il s’agit d’imposer une réalité à l’œil de l’observateur pour le pousser à agir.

 

Après avoir fait appel au pathos du spectateur, la publicité fait appel à sa raison, via la body-copy qui donne des informations sur l’association et qui invite au don « aidez-nous à combattre la faim, aidez nous à sauvez des enfants »,  renforcé par le bandeau en dessous, qui explicite encore d’avantage le message : Avec nous, combattez la faim, envoyez vos dons…

 

Comparaison : On peut se demander, avec ces deux images mettant en lumière un même sujet, la famine au Soudan, en quoi le statut de publicité diffère de celui de photoreportage et influence la portée, la perception, de la photographie.

 Il me semble que la publicité, de par son statut même de publicité met une certaine distance avec le sujet, plus importante que dans le photoreportage. A mon sens, la mise en scène est plus ressentie dans la publicité d’Action Contre la Faim, la photo semble plus « propre », répondant à une volonté de la publicité, malgré tout ce qu’on pourra en dire, d’être relativement pudique… Sur l’affiche, l’enfant est photographié de plus loin que sur la photo de Carter, et surtout il est seul, la présence du vautour sur la première photo, ayant suscité tant de polémique, participant à la symbolique et au message violent adressé par le photoreporter. Le travail de ce dernier serait peut-être plus libre que celui des agences de publicité, mais aussi plus exposé à la critique…

 

Les deux images ne possèdent pas les mêmes supports : si l’une bénéficie d’un cadre relativement sérieux et reconnu comme tel, la presse d’information couplé au statut de reportage, l’autre recours aux méthodes de la publicité est n’est donc pas perçue de la même manière par l’observateur, en général plus méfiant, même dans le cas d’une communication à but humanitaire…

 

Enfin, Le texte de l’affiche me semble aussi rajouter une distance avec le sujet de la photographie. Associé à un message clairement énoncé, Il oriente en quelque sorte aussi la visée de la photo, ici en appelant au don pour Action contre la Faim, et à une démarche presque culpabilisatrice vis-à-vis du lecteur. Le photoreportage, à mon sens, place l’observateur en face d’une réalité, sans en expliciter la portée (bien qu’il y ait sans doute songé), le laissant libre de son interprétation et d’une prise de conscience personnelle… Libre à chacun de penser quelle démarche est la plus efficace pour mobiliser.

 

Alors que la publicité tend à utiliser des images fortes comme outil pour résumer une situation, pour faire passer un message orienté, Le photo reportage à d’avantage un rôle de témoin, il offre une image parmi d’autres d’une situation, et il n‘a pas pour objectif de tout dire en une photographie, parce que, justement, c’est impossible…

 

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20 mai 2010

Renaissance Group Consulting - Recherche de logo

Voici deux pistes de logo pour Renaissance Group Consulting, (société encore à l'état de projet du groupe Renaissance)

 

Il s'agira d'une boîte de consulting pour mettre en relation des entreprises européennes avec des partenaires chinois. Le code couleur reprend donc naturellement les couleurs des drapeaux européens et chinois. La première piste exploitée reprend le logo du groupe renaissance (la salamandre de François Ier) pouvant ici s'apparenter à un dragon (culture asiatique). La deuxième piste est un jeu de fusion sur les deux drapeaux.

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18 mai 2010

Ralos - insertion presse

Le visuel suivant fait partie d'une campagne presse fictive pour l'entreprise Ralos, fabricant de panneaux photovoltaïques. Cette annonce presse vise à illustrer notre partenariat avec Google Earth.

 

cr_a_d_finitivePour le visuel nous avons choisi une image de la terre vue de l’espace, afin de rappeler notre partenariat avec Google Earth. Le logo de Google Earth apparaît clairement afin de réellement marquer l’importance de ce partenariat. Le globe rappelle également une des idées phares de votre marque qui est l’importance accordée à l’environnement. Cette image qui occupe le tiers de l’annonce met bien en avant cette idée. Sur ce visuel, une usine indéterminée apparait à la surface du globe. Une bulle à l’image de celles que l’on peut trouver sur Google Earth nous donne des  informations sur l’entreprise, dressant le bilan des avantages de son système de panneaux photovoltaïques Ralos. On met ainsi en lumière les avantages économiques, environnementaux  et en matière d’image auprès du consommateur.

La deuxième partie de l’affiche est consacrée à la body copie qui présente mieux la société et met l’accent sur ses valeurs  pour mieux cadrer l’annonce et apporter toutes les informations nécessaire à la différenciation de RALOS avec ses concurrents.


18 mai 2010

Smith & Smith - Identité visuelle & campagne

 

Smith&Smith, marque de prêt à porter et sur mesure haut de gamme pour hommes, est venu nous voir afin de la conseiller sur leur prochaine stratégie d’implantation en France. En tant qu’agence conseil en communication, nous avons réfléchi à la meilleure stratégie de communication possible. 
Nous avons donc eu à inventer la marque, son histoire, à réaliser l'étude de marché, la copy stratégie, le choix des médias, les actions média et hors média, le budget et bien sur la création.

Voici, pour donner une idée, l'histoire de la marque Smith&Smith sur laquelle nous sommes partis:


Smith & Smith est la marque numéro 2 sur le marché américain de prêt-à-porter haut de gamme pour homme. Elle est la référence en termes de costume noir et chemise blanche accessoirisés et inspirés des années 50. C’est en 1960 que deux jeunes frères ont décidé d’ouvrir leur première boutique à New York en misant sur le concept du costume fait sur mesure. Ils ont mis tout en œuvre afin de se rapprocher le plus possible du client. En effet, ces derniers, très désireux d’obtenir des produits de qualité et dotés d’une certaine originalité ont inventé un nouveau concept. Dans la pure tradition et par amour du cinéma des années 50 ces deux jeunes garçons ont décidé de commercialiser un costume typique de ces années-là, noir uni, agrémenté alors de boutons blancs, appelé « SMITH ». Ce produit rencontra un franc succès dans les années 70 et fut porté par des personnalités de cette époque. Il deviendra l’emblème de la marque.

Toujours dans un souci de se différencier de la concurrence et de se créer une identité visuelle forte, les deux frères décidèrent, au cours des années 70, d’accessoiriser leurs costumes à l’aide de boutons, de ceintures de couleur,de cols., etc...La touche Smith&Smith était née.

La marque Smith & Smith commercialise aussi des produits « casual » noir et blanc agrémentés de touches de couleur (fermeture éclair, boutons, revers de col…), ainsi que de la maroquinerie, des chaussures et des produits de toilette.

La marque forte de son succès outre-Atlantique (des boutiques à New York, Boston et Los Angeles), souhaite s’implanter en France dans une optique de développement en Europe. Deux boutiques à Paris: une boutique « flag ship » à Madeleine ainsi qu’un corner au Bon Marché.

 


Création d'indentité visuelle : Le logo retenu :

logo_S_S_version_12_copie

Le concept-store :

conceptstore_d_finitif_S_S

Une idée de la page d'accueil de leur site (avec les différentes rubriques) :

Site_S_S

Deux création pour une campagne d'affichage:

cr_a_S_S

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18 mai 2010

Maquettes pour site internet Erasmus

Voici deux maquettes (la page d'accueil et une page de contenu) réalisées sur Photoshop, dans l'optique de réaliser par la suite un site internet à l'aide du logiciel Dreamweaver.


maquette_sommairemaquette_page

18 mai 2010

Natura Brasil - Web & Affichage

Ces visuels sont issus d'une campagne de communication pour la marque Natura brasil, marque brésilienne de cosmétiques. Le premier visuel reprend les valeurs de la marque et répond à toute une stratégie de communication que notre groupe avait élaboré.Il fait partie d'une campagne d'affichage comprenant 4 visuels différents. Le deuxième travail est une maquette d'une animation Flash faite sur photoshop que j'ai fait en vue d'un site internet et de publicités web pour la marque. Les images que l'on voit sur les maquettes reprennent les visuels de la campagne d'affichage.

Natura_brasil

spot_flash_natura

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